canon de 210mm, Wilhelmgeschutze (Rausenberg-Krupp)
artillerie
Allemagne – 1917 – 3
142,00t – 210mm – portée 122′000m – long. du tube 34m
obus : 0,11t
le canon était composé d’un tube de 380mm, dans lequel on installait un autre de 210mm.
La durée de vie du tube était de 65 coups, car chaque tir augmentait le diamètre intérieur de l’arme et l’on devait également utiliser des obus avec des diamètres croissants dans un ordre bien précis.
Le 23 mars 1918 à 7h30 du matin, une explosion se produisit Quai de la Seine au nord-est de Paris, 20 minutes plus tard, il y eut une autre sur le boulevard de Strasbourg très encombrée à ce moment-là, huit personnes furent tuées et treize autres blessées. On était incapable d’en expliquer les causes, la découverte de fragments d’acier fit penser à une bombe d’aéroplane, mais aucun avion n’avait été observé. Une troisième explosion rue du Château-Landon détruisit partiellement l’immeuble. Les autorités étaient naturellement très soucieuses de trouver une explication, à peine les enquêteurs se mirent à rassembler les faibles indices, qu’une quatrième explosion tua un passant à la rue Charles V. La découverte de nouveaux débris d’acier permit de se rendre compte qu’ils provenaient d’obus d’artillerie, mais d’où pouvait bien tirer ce canon ? Comme il en tombait d’autres, l’alerte fût déclenchée et les Parisiens dûrent descendre aux abris. A la huitième explosion, les enquêteurs savaient déjà qu’ils devaient avoir affaire à un canon de 208mm et allaient même jusqu’à estimer son emplacement possible : quelque part dans la région de Crépy, à 120 km de Paris !
Les tirs des allemands sur Paris se firent de 4 emplacements successifs, en premier du bois de Crépy, du bois de Corbie, puis à Beaumont et enfin dans le bois de Bruyères. Il est vraisemblable qu’à cette époque trois exemplaires de cette arme aient été en service, mais que les allemands n’en aient jamais fait fonctionner qu’un à la fois. A la fin de celle-ci les allemands les ramenèrent chez eux et les pièces furent refondue pour ne pas être capturée par les alliés.
Elle eu différents surnoms : Paris-Geschütz, Ferngeschütz, le canon de Paris mais le nom officiel est : Wilhelmgeschutze (l’arme à Guillaume) par-contre son surnom de Grosse Bertha est totalement faux

en cours de montage dans les ateliers Krupp

obus de 210mm, charge de cordite (auxiliaire) puis charge de cordite (principale) toutes les deux sont dans un sac de soie, charge dans un étui en laiton

très long et très mince il devait être renforcé par des supports extérieurs afin d’avoir une précision au tir suffisante

tirs d’essais avec l’angle maximum de 45 degrés

en position de tir et camouflé, à portée de Paris
Re 687 p 174 P
Re 690 p 83 RDC
CH p 51 à 57 RP
Arm 56 p 1105 à 1107 RPDC

