Ponyo sur la falaise (Gake no ue no Ponyo)

28.28.2009 @ 14:35:31 | Isis

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Réalisation : Hayao Miyazaki
Genre : Animation
Durée : 115 min
Bande-annonce
Site officiel

Synopsis :
Sôsuke habite une petite maison accrochée à une falaise plongeant sur la mer. Un jour, alors qu’il joue sur la plage en contrebas, il découvre un étrange petit poisson rouge à tête de fillette, piégé dans un bocal. Après l’avoir sauvée et baptisée (Ponyo), Sôsuke promet solennellement de toujours être là pour la protéger. C’est alors que le père du poisson, un sorcier idéaliste aquatique, intervient pour récupérer son enfant. Ramenée de force au fond de l’océan, Ponyo se jure de devenir humaine et de rejoindre son nouvel ami sur terre.

Mon Avis :
Ponyo, ou comment la tendresse et le lyrisme de Miyazaki réinventent le conte de La Petite Sirène d’Anderson : une petite créature mi-humaine, mi-poisson aspire à devenir humaine pour l’affection qu’elle porte à un habitant de la terre. Mais ce souhait demande un sacrifice de sa personne…
On le devine dans la trame, Miyazaki rompt avec les thématiques sérieuses qui s’appliquaient au Voyage de Chihiro ou Princesse Mononoke et les intrigues complexes du Château ambulant. Même s’il ne délaisse pas complètement ses préoccupations écologiques, il confère au film la plus grande simplicité. D’ailleurs, le vrai protagoniste de Ponyo c’est certainement la naïveté de l’enfance, et les thèmes principaux en sont l’amour et la responsabilité. Le dessin également est travaillé dans ce sens : il est plus simple, plus épuré, notamment dans les personnages, mais soigné au profit d’une animation au besoin tantôt réaliste (les bouilles et les expressions des enfants), tantôt poétique (la transformation des petites sœurs de Ponyo en poissons-vagues). Le décor est en revanche – et comme d’habitude – d’avantage détaillé. Ce mélange de techniques ne pose aucun problème d’homogénéité, bien au contraire, l’esthétique en est que plus attractive.
Esthétique d’ailleurs sublimée, comme d’habitude, par l’excellente musique de Joe Hisaishi.

S’il me fallait exprimer qu’un seul regret, je dirais que Miyazaki nous avait habitués au fil de ses oeuvres à des rôles secondaire très attachants (ces petites créatures loufoques dont on se souvient longtemps, souvent au détriment de l’histoire). Or là, il n’y en a aucune trace…

Ma Note :
4 étoiles

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