Gran Torino

26.26.2009 @ 10:37:27 | ChoseVerte

Vu l’acteur principal (également réalisateur et producteur) faut pas s’attendre à du cinéma d’auteur tchétchène mais c’est encore un peu supportable.

Anti américains, oubliez ce film.

Walt Kowalski est un retraité dans une banlieue américaine essentiellement peuplée d’immigrants. Ancien ouvrier de chez Ford et vétéran de la guerre de Corée, il ne lui reste après le décès de sa femme que sa maison, sa chienne et sa Ford Gran Torino.
Il n’aspire qu’à une vie tranquille mais comme lui fait bien remarquer le curé de son église (enfin surtout celle de sa femme) il ne connait pas la vie aussi bien que la mort qui le hante.

C’est par hasard qu’il aide son voisin, Thao, un jeune hmong qui vient de s’installer avec toute sa famille.
Au fil de l’histoire Thao et Kowalski deviennent amis.
Kowalski révolté par l’attitude des gangs qui tentent de détruire Thao et sa soeur Sue va se sacrifier pour eux et profiter ainsi de se débarrasser de ce qui le hante, de sa vie dont il ne captait plus vraiment le sens et de ces gangs qui perturbent le quartier.

J’ai aimé
Le déroulement plutôt lent et intime de l’histoire. Même si avec ses remarques racistes et anticléricales le personnage principal semble ne respecte personne, il est au contraire assez peu sensible derrière ses airs de vieux bougon. Ce climat glacial permet de bien cerner les interactions entre les personnages
Le paradoxe entre son vocabulaire plus que raciste et son attitude qui ne l’est pas fondamentalement.
On voit également le fait que de faire cohabiter des personnes d’origines différentes ne veut pas dire intégrer.
L’omniprésence de la culture américaine. Je veux dire par là que ce film ne tiendrai pas la route un instant dans nos contrées. Ce patriotisme qui fait partie de la culture américaine permet d’appréhender le scénario avec assez de distance pour lui donner de la crédibilité.
Même si le cadre est assez violent, il n’y a pas non plus de continuels bains de sang afin de vendre de l’action à peu de frais.

Je n’ai pas aimé
L’intrigue reste assez légère. Ce n’est vraiment pas sorcier de comprendre ce qui va se passer. On a parfois l’impression de voir le film au ralenti
Grace à Sue il y a un début d’explication sur les hmongs mais un peu plus n’aurait pas fait de mal
Les petites scènes qui font la morale à tout va.. Un peu comme si le personnage principal détenait la vérité absolue (en fait surement oui, c’est un héro américain…)

En résumé, si vous allez au cinéma une fois tous les six mois, n’allez pas pour ça

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One Response to “Gran Torino”

  1. Le seul mérite que j’ai trouvé à ce film c’est de jouer avec des ficelles aussi grosses que des câbles de téléphérique et d’arriver à s’en sortir plus ou moins quand même. C’est assez invraisemblable ! Mais le plus fou c’est qu’il a un sacré succès !

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