Be kind rewind

10.10.2008 @ 14:55:02 | Isis

La fiche :
Titre : Be kind rewind (Soyez sympas rembobinez) (2007)
Réalisation : Michel Gondry
Avec : Jack Black, Mos Def, Danny Glover, Mia Farrow, …
Genre : Comédie
Durée : 1h 34min
Bande-annonce : http://youtube.com/watch?v=YEuXX1mVIHY&feature=related
Site officiel : http://www.bekindmovie.com

    > Les films suédés par Jerry, Mike et Alma : http://bekindmovie.com/youtube.html

L’histoire :
Be Kind, Rewind est le nom du vidéo-club de Mr. Fletcher. Lorsqu’il décide de partir quelques jours étudier les méthodes de la concurrence c’est avec crainte qu’il confie la boutique à Mike, son employé et fils adoptif. Malheureusement, pendant son absence, la totalité des cassettes VHS de la boutique est effacée par Jerry, un ami de Mike, qui a été magnétisé en tentant de saboter une centrale électrique. Pour sauver le vidéo-club de la faillite et satisfaire la demande des plus fidèles clients, les deux jeunes hommes décident de réaliser eux-mêmes les remakes des films effacés : appelés les “suédés”.

Mon avis :
Même si je trouve l’idée bonne, je n’ai franchement pas été convaincue par ce film. Il est vrai qu’on m’a souvent dit qu’il n’était pas toujours évident de pénétrer dans les univers de Michel Gondry. J’ai donc fait l’effort de comprendre… mais j’ai eu beaucoup de mal.

Ce qui m’a le plus surpris c’est le grand décalage entre la première et la deuxième partie.
En effet, jusqu’au milieu du film je n’étais pas très à l’aise (ne comprenant pas vraiment de quoi il s’agissait) et je me suis un peu ennuyée. Il y a certes eu deux ou trois bons gags et quelques bonnes idées (comme la tenue de camouflage mimétique). Mais noyés dans un gros bordel de n’importe quoi (de l’humour vulgaire, bête et lourd… en gros de l’humour de sous-sol comme mon beau-frère l’a joliment baptisé) auquel je n’ai pas du tout adhéré. Cela en particulier lors des tournages (beaucoup trop longs selon moi) de “Ghostbusters” et “Rush Hour”.
Puis changement radical pour la deuxième partie. Tout à coup on oublie l’humour pipi-caca du début et on bascule dans l’émotion. Et là, surprise, le film devient presque bien. Même les tournages bricolés deviennent intéressant à suivre, notamment dans le long plan-séquence de l'”industrie suédé” très imaginatif. Le remake-artisanal des deux compères prend d’ailleurs tout son sens à la fin, dans le touchant et drôle “suédé” collectif sur Fats Waller… mais un peu trop tard.

C’est dommage parce que le film avait tout pour me plaire : une idée fantaisiste, une pointe d’anachronisme poétique, un hommage au cinéma et une idée à défendre – celle de rappeler le véritable but du cinéma : des gens qui se rassemblent pour faire des films qui veulent dire quelque chose.
Mais, de mon point de vue, c’est loupé.

Il est certain que le fait de n’avoir eu aucune sympathie pour Jack Black et ses pitreries grotesques n’a sûrement pas aidé à me faire apprécier le film. J’ai pourtant trouvé Mos Def et Danny Glover plutôt bons, mais ça n’a pas suffit.

Ma note :

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