Vendredi gris

C’est vraiment le titre adapté, en ce moment. Le soleil joue avec mes nerf. A peine sortie de mon appartement, porte fermée à clef et le seuil de l’allée franchi, que voilà les premières gouttes qui tombent.
Alors que deux minutes auparavant, rien. Bien évidemment.
Je me suis donc retrouvée à la gare, sous la pluie, sans abri ni parapluie (on dirait Cosette, je sais qu’il y a pire, mais c’est toujours agaçant).

Ce temps me tue, me fatigue, me rend à l’état de larve.
J’avais un programme chargé et ô combien constructif ce matin, mais l’état d’avancement est… jugez plutôt :
- douche : fait. 20 bonnes minutes (totalement anti-écologique, mais si relaxant)
- appeler Maman pour lui demander quelles photos de mariage je dois faire imprimer (c’est pas tout de parader avec mon Nikon D90, mais faut assumer après) pour ses cartes de remerciement. Pas fait. La flemme de taper l’adresse d’Ifolor dans ma barre de navigation et encore plus d’aller chercher le téléphone à l’autre bout du séjour. Bravo.
- avancer dans la préparation du scénario de Légende des Cinq Anneaux de dimanche. Fait. Mais il faut encore faire plus, sous peine d’avoir des joueurs qui partent en vrille.
- poser une couche d’un de mes vernis Bourjois tout neufs sur les ongles des mains et des pieds : pas fait. Je réalise que je devrais d’abord prendre rendez-vous chez un pédicure (voire un podologue – faire ses 8000 pas par jours, que voulez-vous, ça laisse des traces). Là, mes pieds ne sont pas à montrer dans des sandales, ongles vernis ou non. Je pense au bien-être de la population ambiante.

Maintenant, je suis au travail ; un petit job temporaire où je remplace un ami durant ses vacances cette semaine. Je m’occupe donc d’un vidéo club jumelé avec un magasin de mangas / dvd d’animation : Tanigami Fribourg.
Comme il n’y a pas trop de monde, je devrais pouvoir avancer dans la suite de la préparation du scénario.
A coups de Coca Zero.

Et ce soir, direction le restaurant asiatique Guang Dong avec le Piou. La patronne a concocté un buffet exclusivement japonais, en service dès ce soir. Mon estomac trépigne déjà, surtout que pour l’occasion, j’ai fait light à midi avec une simple salade de quinoa !

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Rediff’ – We could have been killed! or worse… expelled!

Une petite rediffusion de cet article en l’honneur de la fin de la saga.
Une page se tourne, ça me fait tout drôle…. mais je me console en me disant que les livres seront toujours dans ma bibliothèque, ainsi que les films !

Je pense que ce titre va parler à plus d’une personne… mais si, faites un effort. Oui, c’est bien ça, c’est une réplique d’Hermione Granger, tirée du premier volet de Harry Potter !
Je n’en avais encore pas parlé jusqu’à présent sur ce blog, alors que cette saga et moi, c’est une grande histoire d’amour !

Un peu de nostalgie avec une vieille photo....

Ça a commencé quand j’étais au collège (lycée pour les français qui me lisent). Une amie à moi avait commencé à les lire dans le cadre d’un de ses cours d’anglais. Elle m’en a parlé et, comme le premier film allait bientôt débarquer sur nos écrans, je lui ai demandé de me prêter le premier volume, en anglais.
Et j’ai tout de suite croché. Rowling nous décrit un monde tellement détaillé et riche qu’on se prend à y croire vraiment, à se dire qu’il y a peut-être en effet une école de magie cachée quelque part dans le monde.
J’ai suivi avec attention la parution de chacun des volumes, mais je n’ai vraiment dû ronger mon frein qu’à partir du volume cinq, le premier que j’ai véritablement attendu, puisque les autres étaient déjà sortis quand je me suis intéressée à la série (sauf erreur de ma part).

J’avoue qu’au tout début, j’avais des craintes quant à lire toute une série en anglais, car je n’étais pas encore spécialement rompue à l’exercice. Mais, d’après ce que j’ai compris, Rowling avait à la base entrepris d’écrire cette histoire pour ses enfants ; donc, au fur et à mesure que ses enfants grandissaient, la complexité de l’écriture allait croissant.
Ainsi que la complexité de l’intrigue, ce qui a posé quelques problèmes lors de l’adaptation de la série en films.

Ambiance bien plus sombre que sur l'affiche du premier film...

En effet, le premier film pouvait être vu par de jeunes enfants sans problèmes, mais, plus on avance dans le scénario, plus certaines scènes peuvent ne pas correspondre à un jeune public. Il a été difficile de faire en sorte qu’un enfant puisse voir tous les films lors de leur sortie sans problème de limite d’âge.
Pour l’anecdote, avec l’amie qui m’a prêté le premier livre, on s’est projetée dans l’avenir lors de la sortie du premier film. Ça donné quelque chose du genre :
« Mais tu imagines s’ils font tous les films ? on aura la fin dans… sept ans ? mais on sera des vieilles !! O____o » Ce qui n’a pas loupé, finalement, vu que le point final à la saga sortira dans nos salles en juillet 2011. J’aurai alors 28 ans et mon amie 27. :p

Comme toute adaptation cinématographique de livres, les films ont reçu leur lot de critique. Notamment parce qu’il est difficile de porter à l’écran une saga comme celle-ci sans devoir couper des détails pour que le tout tienne dans une longueur de film standard. Oui, certaines omissions sont relativement critiquables, (j’ai parfois dû expliquer des détails à mon mari ou à mon père en sortant de la salle), je ne le nie pas. Mais je pense malgré tout que, visuellement, les films sont vraiment très réussis. Les réalisateurs ont travaillé en collaboration avec Rowling (notamment pour les emplacements des divers lieux dans Hogwarts) et cela se sent.
Je me réjouis d’ailleurs de voir la seconde partie du 7ème film en juillet, même si ça va signifier pour moi de vraiment quitter ce monde un peu à part.

Quoique… je pourrai toujours revenir aux livres, comme je le fais chaque hiver depuis quelques années maintenant. C’est le genre de chose qui donne envie d’être lue au coin du feu, avec un bon chocolat chaud en portant un gros pull en laine qui gratte.

Petite anecdote qui me fait bien plaisir : dès le départ, Rowling a souhaité que ce soit Alan Rickman qui incarne le Professeur Snape…. good choice :) Ce dernier aurait d’abord refusé, ne connaissant pas le personnage ; mais Rowling a pris sur elle de lui révéler en avant-première un détail pas encore connu sur son personnage, ce qui l’aurait finalement convaincu d’accepter le rôle.

Et vous, Harry Potter, ça vous parle ?

Ps : bonus débile, mais qui me fait bien marrer.

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back in time

Septembre 1996.
Se réveiller le cerveau embrumé et le cheveu hirsute. Partir dix minutes après sans avoir pris de petit-déjeuner, juste un peu de crème anti-acné-qui-pue sur le visage. Courir pour arriver juste à l’heure, essoufflée, devant la porte de la classe. Regarder passer les nuages dans le ciel sans se préoccuper des cours.
A midi, aller s’avachir sur le vieux canapé en cuir brun fatigué de la salle de repos des élèves, avec un infect LC1 Vanille pris dans le frigo à disposition. Regarder les mecs du bahut s’exciter sur le baby-foot.
Sortir son Walkman Sony noir de son sac Eastpack bordeaux et ses éternels écouteurs en mousse. Farfouiller dans la poche extérieure et en extraire LA cassette faite à la sueur de son front, en passant maître de l’esquive des jingles Energy.

Les innocents – Colore

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Do you still have my Valium ?

Aujourd’hui je peux le dire,
C’est pour toi que je respire,
Tu es dans tous mes désirs, mes plaisirs
Mon seul bonheur c’est t’appartenir.

Rien que toi pour m’endormir
Rien que toi pour me vêtir
Rien que toi et ton sourire
Rien que toi pour me séduire

Je n’ai pas à en rougir,
C’est si bon de se blottir,
Dans tes bras pour retenir, d’un soupir
Cet instant qui ne doit pas finir.

Rien que toi pour m’endormir
Rien que toi pour me vêtir
Rien que toi et ton sourire
Rien que toi pour me séduire

Et si un jour,
Tu ne voulais plus de moi,
Mon cur trop lourd
J’en suis sûre s’arrêterait, à jamais.

Promis cette nuit je dors.

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kick the can

Lorsque j’en peux plus de ce monde taré
Je connais l’endroit où je peux m’évader
Je ferme la porte je tourne la clé
Plus personne ici ne peut me harceler

Oh oui
Vite fait bien fait je baisse mon calbar
Ca y est
Pour une bonne heure enfin je suis peinard
Oubliez-moi
Dans les gogs je n’y suis pour personne

Je n’perds pas de l’occasion de me cultiver
Je prends avec moi quatorze bandes dessinées
Ou l’oeuvre complète de Jean d’Omersson
Si je souffre un peu de constipation

Oh oui …

Dehors j’entends le monde qui s’affole
On me cherche partout doucement je rigole
Dire qu’existent au monde des pays de fous
Où pour faire caca il faut rester debout

Oh oui …

Lorsqu’enfin je pense que je suis apaisé
Paré pour affronter la société
A regret je referme mon bouquin
Je tire la chasse et je me lave les mains

Oh oui
Tranquillement je remonte mon calbar
Ca y est
Tout ébloui je sors le teint blafard
Oui mais demain
Dans les gogs je n’y serai pour personne

(Le Beau Lac de Bâle)

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Lalalalawee

Le petit local de la Poste du village, en plein mois de juillet. Le ciel est bas, il fait lourd et la moiteur toute estivale ambiante vous colle à la peau. Vous entrez dans l’office de Poste avec votre petit carton jaune. La queue s’éternise tandis que la grosse dame de devant fait ses payements. Le carton jaune a son utilité pour vous éventer tout en faisant mine de vous concentrer sur le morceau de Led Zeppelin qui martèle dans votre crâne déjà engourdi par la chaleur.
C’est votre tour. La Postière prend le petit carton jaune, part dans les tréfonds des bureaux durant une minute qui passe comme une éternité. A son retour, elle examine votre carte d’identité. Son regard passe sur la photo plastifiée vous représentant le teint frais et le cheveux brillant puis glisse progressivement sur vous, debout devant le guichet, suant entre les quatre murs de l’office de Poste, le teint collant et brouillé, la mèche de cheveux hagarde, le maquillage tout baveux.

Autant vous dire qu’elle a eu un imperceptible instant d’hésitation.

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Veux-tu que je te répète tout ça ?

Parce que TOUS les joueurs de Zelda auront eu un jour envie de faire un méchoui de ce maudit hibou.

Ah et sinon, j’ai ENFIN eu mes résultats d’examens : je ne ferai plus jamais d’histoire moderne de ma vie ! Fini !

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