
Steve Jobs est décédé mercredi. Certains y sont sans doute totalement indifférents, mais pour moi c’est un choc.
Il y a six ans, je découvrais le monde d’Apple. Autrement que par les vieux Mac infâmes du Cycle d’Orientation, je veux dire. Je n’irais pas jusqu’à dire que travailler sur des machines Apple a changé ma vie, ce serait peut-être un peu poussé.
Mais il est clair que la Pomme a ancré des habitudes dans mon quotidien.
J’ai toujours eu de quoi écouter de la musique sur moi. Je ne peux pas vivre sans musique. Dans les transports en commun, quand je marche, parfois aussi quand je travaille. Le soir avant de m’endormir, jusqu’à mes 22 ans environ, la musique était également un excellent moyen de m’échapper des contraintes du quotidien.
- J’ai d’abord eu un Walkman, que je nourrissais de cassettes préparées à partir de programmes radio, coupant du mieux que je pouvais les jingles de NJR et autres. L’image ci-dessous qui a beaucoup circulé ces derniers jours sur l’Internet va sans doute amener un sourire chez les plus vieux d’entre vous :

- Puis, ce fut le Diskman, bien problématique car l’engin était tellement sensible que le moindre pas un peu vif faisait sauter le disque. Sans parler du choix cornélien du CD du jour, sous peine de devoir prendre toute ma collection avec moi. C’était pas toujours évident de choisir quand votre collection ressemblait à quelque chose comme ça :

- Il y a eu ensuite l’ère du MD (mais si, le mini-disque!!), intense au Japon, mais plus que brève dans nos contrées ! pratique, car on pouvait faire des compilations sur nos MD (j’ai toujours les miennes, elles sont gratinées, mais j’avais 18 ans, merci). Le hic : les appareils n’étaient pas vraiment solides. Le mien a duré un peu plus d’un an… et à grands renforts de scotch pour tenir fermé le compartiment contenant la batterie de l’engin.
- Puis, j’ai eu la révélation (un peu en retard) : l’iPod. Bel objet blanc, simple, épuré, aperçu d’abord chez ma BF puis chez mon homme, au tout début de notre relation. 20G0 de pur bonheur, dans lesquels tu pouvais caser (presque) toute ta vie musicale. iPod que j’ai remplacé plus tard pour un 40G0, puis un 80Go, tout plat, toujours blanc. Le truc avec lequel tu pouvais courir, sauter, marcher sans que le son ne saute. Le truc qui permettait d’avoir un vrai CHOIX musical sans devoir trimballer toute sa maison dans son sac.
- Et finalement est arrivé l’iPhone. Qui permettait en ce qui me concerne de cumuler un téléphone avec un device pour la musique. Le pied total. Mon homme et moi avons possédé l’engin dès le premier modèle, que nous avions commandé aux Etats-Unis car il n’était pas commercialisé en Suisse. On a pu se la raconter durant un an, avant que tout le monde s’y mette.
Pour l’anecdote, bien que j’aie maintenant un 3G, mon homme possède toujours son modèle d’origine, muni uniquement du Edge. ^^ (en passe de devenir une pièce de collection ?)

"Vous ne le savez pas encore, mais bientôt, vous en aurez tous un."
Bref, en ce qui concerne la musique au quotidien, je ne peux plus me passer des produits Apple. Certes, iTunes est parfois capricieux, mais il reste un outil efficace de gestion de la musique et des applications (les photos, je m’en fiche, j’ai un Reflex pour ça).
En ce qui concerne l’informatique, ma situation est assez spéciale. Je suis mariée à un informaticien, mais il y a encore quelques années, mes « computer’s skills » étaient au point mort. Certes, j’avais de bonnes notes en informatique au collège, mais on ne sait pas par quel miracle, vu que je n’ai pas eu d’ordinateur « à la page » avant mes 21 ans, lors de mon entrée à l’université. Enfant, j’avais un Amiga 500, mais il me servait pour les jeux vidéos uniquement (je possède toujours la machine, ainsi que 200 disquettes et des brouettes). Mes seuls contacts avec l’informatique se faisaient dans le milieu de ma scolarité obligatoire. Malgré tout, je m’en tirais toujours avec la note maximale, car j’adorais travailler sur les ordinateurs de l’école.
- Mon premier ordinateur un tant soit peu compétitif (et encore) a été un Pentium 3, racheté une misère à des amis qui changeaient de machine. Il trônait alors dans le salon où mon père et moi nous en servions à tour de rôle, lui pour ses propositions d’assurances (il était courtier à ce moment-là) et moi pour mon travail de maturité. Mes armes ? Star Office, MSN, Internet Explorer (tout un programme).
- Le second fut un portable Acer, offert par mon père pour mon entrée en fac de médecine, car les profs avaient déjà la fâcheuse tendance à mettre toute information en ligne (y compris les horaires de cours, changeant d’une semaine à l’autre) sur le fameux Dokeos. Du coup, à 21 ans, j’ai aussi vu Internet débarquer chez moi, à la vitesse d’un escargot de guerre au galop, chevauchant fièrement un modem 56k, la bave au vent. Je vous ne parlerai pas du temps qu’il fallait pour charger une image. Ni des petits bruits de rat mort à la connection. Heureusement, quelques temps plus tard, mon futur mari arrivait tel le Messie, avec un routeur flambant neuf. Et avec la ferme idée de me parler de Firefox, de m’expliquer que pour un forum il valait mieux utiliser FSB que PhpBb et qu’une application pour regrouper les IM c’était mieux que d’avoir une fenêtre pour MSN et une autre pour ICQ. Et que MSN de toutes façon c’était de la merde. On épouse un homme pour moins que ça.
- Puis, en déménageant, j’ai laissé mon Acer à mon père et j’ai utilisé le portable Sony de mon homme. Rien de particulier à signaler, ormis le fait que je me suis mise à coder des CSS et que j’ai donc découvert qu’il était possible d’utiliser divers navigateurs et que ceux-ci ne réagissaient pas toujours pareil.
- Quand le portable de Chris est décédé (après plusieurs années de bons et loyaux services), nous nous sommes laissés convaincre par une amie qui utilisait la Pomme depuis de nombreuses années et qui nous en vantait continuellement les mérites (Mido, si tu m’entends… :p). On n’a jamais regretté. Le premier à arriver dans la famille fut le premier MacBook Pro à processeur Intel ; acheté au début de sa commercialisation, peu d’applications étaient déjà compatibles avec un processeur Intel et OsX, mais le problème a été vite réglé, Apple étant très réactif. Je me rappelle avoir été surprise de la facilité et la rapidité d’installation des applications (Genre : « Bah, c’est tout ? purée c’est rapide ! O__o »).
- L’année suivante, je recevais un iMac 24 pouces comme cadeau surprise d’anniversaire. Il a bientôt 6 ans et commence seulement à montrer des signes de faiblesses avec quelques applications récentes.
- Il y a deux ans, le MacBook Pro montrant des faiblesses de batterie (il ne tournait plus que quelques minutes sans alimentation, pratique dans une vieille université où les prises ne sont pas légion), nous avons acquis un nouveau MacBook Pro pour mes cours. Celui sur lequel je tape ce billet maintenant et qui reste dans mon sac quasiment H24. J’ai toute ma vie dessus, tous mes sites Internet préférés, mes mails, mes travaux de séminaire, mes notes de cour.
Je ne pourrais pas déballer en détail ici pourquoi je préfère les Mac aux PC sous Windows (je n’ai pas testé Linux), mais en gros : c’est beau, c’est clair, c’est simple, c’est intuitif, c’est léger. Le seul gros point noir que j’y vois pour le moment, c’est la gestion des droits d’utilisateurs quand on transfère des fichiers d’une machine à une autre. Mais bon, je ne suis pas développeuse et donc pas apte à en parler en profondeur.
Je sais juste que j’aime allumer mon Mac le matin et entendre son petit « Tôôôôô » en do majeur, me signifiant que tout va bien. Et que c’est agréable d’avoir un ordi qui ne prend pas dix minutes pour se mettre correctement en route. (Bon, je précise ne pas avoir testé Windows 7 alors qu’il paraît que cette Os est bien plus légère que les précédentes pondues par Gro$oft).
Bref.
Je réalise que je voulais faire un billet en hommage à Steve Jobs. Mais qu’en fait, son matériel prend une telle place dans mon quotidien que je n’ai pas pu faire autrement qu’évoquer l’évolution mes habitudes informatiques et technologiques au fil des années.
Comme des millions de gens dans le monde, j’ai adopté la Pomme et j’en suis contente.
Ça va être dur d’expliquer à mes bébés qu’ils sont orphelins.

RIP, Steve. And thanks for the fish.
[VOSTFR] Steve Jobs Stanford Commencement… par Cladouros
The only way to do great work is to love what you do.
Le seul moyen de faire du bon travail, c’est d’aimer ce que l’on fait.(Conception vers laquelle mon père m’a toujours poussée.)
Hommage à Steve Jobs sur le Journal du Geek (clic)