Try again

22 juin 2010

Malgré les mauvaises critiques que j’ai lues sur Tokyo Home, de Cyrielle et de Thierry Gloris, je l’ai quand même acheté et lu hier, simplement parce que ça fait pas mal de temps maintenant que je suis régulièrement le blog de Cyrielle et que j’aime beaucoup son style de dessin, surtout sa mise en couleurs.

Tokyo Home relate l’histoire de Julie Wallon, une jeune fille qui décide de quitter sa France natale un an avant sa majorité, après une énième dispute avec sa mère ; comme refuge, elle choisit la maison de son père qui vit au Japon, dans le quartier de Shibuya (apparemment selon l’adresse, mais au vu de la « situation » de la maison, j’en doute). Dans cette nouvelle ville, Julie compte bien repartir à zéro et aussi reconstruire une relation familiale avec son paternel.

L’idée est bonne, mais concrètement…. j’ai presque envie de dire que c’est raté, tellement certains événements manquent de crédibilité.
Déjà, Julie débarque au Japon en ne pipant pas un mot de japonais, ni même d’anglais. Mais toutefois, elle parvient quand même à se faire comprendre de deux gentils policiers qui l’aident à prendre son train et lui font même des signes avec leur mouchoir quand elle part en direction de Shibuya. Heuuu…. si ça avait été si facile, on le saurait. Je ne dis pas que les Japonais ne sont pas accueillants ni prêts à aider les gaijings, mais quand ceux-ci ne font aucun effort linguistique, le Japonais, aussi courtois soit-il, se sent un peu pris pour un con. Et n’a donc pas trop envie de faire des efforts pour un étranger qui lui, n’en fait pas.

Notre héroïne ne parlant pas un traître mot de japonais, il faut bien qu’elle rencontre un japonais francophone, histoire de l’aider à s’intégrer. Ça tombe bien, six heures à peine après avoir foulé le sol nippon, Julie rencontre dans le métro une japonaise obèse, catcheuse (arborant un costume hybridé entre Flash Gordon et Sailor Moon) et parlant français car…. ses parents sont des fans de Mireille Mathieu !
Sans compter le voyage planifié en deux semaines, etc.

Et ainsi de suite de ces situations qui se veulent drôles. Mais au final, la sauce ne prend pas. Les dessins de Cyrielle sont toujours aussi agréables à l’œil, mais le tout s’embourbe dans un mélange d’humour foireux et de clichés terribles.
L’auteur étant déjà allée au Japon, je me serais attendue à mieux. (sans parler de Julie qui maîtrise le japonais en…. deux mois ?)

Bref, je n’ai pas du tout été convaincue. Dommage.

Categories: Bibliothèque, Japon.

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Sexe et platitudes

7 mars 2010

Cet article pourrait s’appeler aussi : « pourquoi je n’ai pas aimé le roman de Sex and the City » ?

Ce n’est que récemment que j’ai découvert la série éponyme, que j’ai beaucoup aimée pour ses héroïnes et leur humour piquant. C’est donc naturellement que je me suis tournée vers le roman (en anglais, car je regarde la série en VOSTFR – choix fait à la base à cause de la voix française de Carrie, qui est pour moi celle de Lynette de Desesparate Housewives- pour la petite histoire).

Malheureusement, la déception m’attendait au tournant.
Chaque chapitre du livre se concentre sur un thème (de la vie à New York en rapport avec le sexe), thème traité du point de vue de différents personnages (de l’entourage de Candace Bunshell – l’auteur – entourage plus ou moins proche), avec des divisions en sous-chapitres pour chaque personnage ou scène.
Les premiers chapitres se lisent avec un certain plaisir, on sent que l’auteur met en place son petit monde au moyen des témoignages ; et là, j’attendais un petit quelque chose, (une approche plus pointue des personnages, par exemple), mais je suis restée sur ma faim pendant plusieurs chapitres – ce qui fait que je n’ai pas eu le courage ni l’envie de terminer le bouquin. Il m’en restait comme un goût d’inachevé.

Dans la série, les quatre héroïnes ont des façons bien distinctes d’aborder le quotidien, sans parler des jeux de mots que chaque fille nous sert tout au long de la série (Carrie aime jouer sur les adjectifs, Samantha sur les allusions sexuelles, etc), jeux de mots qui manquent cruellement dans le roman à mon avis.
De plus, chaque épisode de la série commençait par une question (plus ou moins existentielle il est vrai) de Carrie sur la société, les hommes, la remise en question de la notion de couple ou encore le fait d’être célibataire passé la trentaine ; certains épisodes poussaient selon moi à réfléchir un peu sur certains aspects de notre société.
Le roman est là aussi décevant. Candace Bunshell nous assène des vérités telles que : « Une femme de quarante ans, célibataire, a au moins l’avantage, avec l’expérience, de savoir quel type d’homme ou de relation elle ne veut pas. » Merci, mais je pense que même en se contentant de lire Glamour, on peut trouver ça tout seul avec un minimum de jugeote.

Bref, je n’en dirai pas plus, sauf que je me suis rabattue sur « Le Train Bleu » et que c’était beaucoup plus passionnant.

Categories: Bibliothèque.

Mangez-moi mangez-moi mangez-moi.

20 février 2010

Ce matin, après avoir joué les citoyens modèles allant au marché comme des gens bien comme il faut qui consomment uniquement de bons produits du terroir, petit passage à la libraire comme des citoyens modèles qui pensent que dans la lecture réside le salut de l’âme (m’enfin, pas seulement, mais avouons qu’il y a de ça quand même).

Sauf que là, il n’y a pas que de l’intellectuel. Je ne pense pas que l’on puisse écrire une thèse à partir du tome 2 de Marie-Lune, du premier artbook de Dofus, du tome 9 de la Légende de Gembu, ou encore de Moi vivant, vous n’aurez jamais de pause. Quoique, je ferai un jour un recueil des plus belles phrases des lecteurs fréquentant la bibliothèque où je travaille, je pense qu’un format de bottin téléphonique ne suffira pas. « Oui bonjour, je cherche un livre. Comment ? non je ne me rappelle pas du nom de l’auteur ni du titre. »

Bref, tout ça pour dire qu’il y a de la lecture pour un moment. Je n’ai également pas pu résister au dictionnaire des Mots Rares et Précieux, histoire de se cultiver tranquillement sur les WC.

Ah sinon, rien à voir mais, si vous utilisez Firefox, faites un tour du côté des nouvelles options de personnalisation (Personas).

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I bless the rains down in Africa

19 février 2010

Il est des auteurs qui nous touchent de par leur style d’écriture, qui arrivent à susciter en vous des émotions diverses rien qu’avec leur utilisation des mots. Alexander McCall Smith fait partie de ceux-là en ce qui me concerne. J’ai découvert ce romancier avec la série des Ladie’s Detective Agency, histoire constituée de plusieurs volumes et dont la parution est toujours en cours, pour mon plus grand plaisir.

Nous suivons les tribulations de Precious Ramotswe, seule détective privée de Botswana (tout d’abord autoproclamée, mais bien des âmes en peine finissent par faire appel à ses services), qui enquête sur des affaires très diverses et par moments très loufoques aussi, il faut bien le dire. Ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve face à une jeune femme jalouse ayant donné son petit-copain en pâture à des crocodiles, qu’on se le dise !

volume 1

Le premier tome de la saga.

J’adore cette série de romans et ce n’est pas peu dire. McCall Smith présente toujours ses personnages avec une multitude de détails sur leur vie présente ainsi que leur passé, ce qui à mes yeux les rends très réels, plausibles et attachants. L’auteur s’efforce toujours de nous présenter les réflexions des personnages, ainsi que leur vision de la vie, en utilisant de nombreux flash-back de la vie de ses protagonistes. Et, tout comme vous et moi (du moins je l’espère !), les personnages évoluent peu à peu dans leurs idées et conceptions de la vie au cours du récit (non madame, la vie n’est pas une chienne galeuse, ouvrez donc les yeux !).

La série des Ladie’s Detective Agency me dépayse toujours, car l’auteur, ayant vécu en Afrique, nous présente le quotidien de ses personnages en toute simplicité, avec des images très vivantes et colorées (et là je tiens à préciser que non, je ne suis jamais allée en Afrique, je ne connais de ce pays que les images télé, pauvre petite chose que je suis et que donc, par conséquent, je ne pense pas que la vie dans le trou du cul du monde est forcément idyllique. Ceci dit, nous pouvons continuer…).
Ouvrez l’œil, vous pourriez entendre les mugissements du troupeau, attraper un méchant coup de soleil ou encore vous retrouver avec du sable dans les yeux. A lire en hiver pour se réchauffer et en été pour voyager.

A déguster avec :
- une tasse de bush tea pour les amateurs (petit côté Ramotswe oblige)
- un quelconque excellent thé pour les autres

Par ailleurs, un film a été tourné sur la série (plusieurs je crois, même) :

the movie

'Mma Ramotswe devant son enseigne.

Sur ce, je retourne me plonger dans un McCall Smith d’un autre genre : The Sunday Philosophy Club.

    Un peu de procrastination supplémentaire ?

    Ou une part de Giga Pudding ?

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    Programme de lectures…

    22 septembre 2009

    Current Mood:Book emoticon Book

    Green book

    … parce que j’aime lire et beaucoup. Evidemment, le 90% de mes lectures, ce sont des livres pour l’uni, mais j’aime prendre le temps de lire des ouvrages pour le plaisir et cela depuis petite.
    Continued…

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    Ring

    11 septembre 2005

    Saviez-vous que le terrible film Ring, qui a fait frémir la jeunesse japonaise d’aujourd’hui, existe aussi en manga? ^^

    Pour l’anecdote, je ne sais pas si vous le savez, mais « Ring » était un roman avant d’être adapté en film. Cette ouevre ayant rencontré un franc succès sous sa version papier, il a été décidé de la porter à l’écran, ce qui n’a pas été facile du tout pour le réalisateur, on s’en doute!

    Le manga, publié chez Génération Comics, est bien à l’image du film: il arrive à faire peur!
    Je préviens d’avance que le dessin fait relativement « vieillot », style Ozamu Tesuka, si ça vous donne une idée. Le manga est sorti en 1999 au Japon.

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