Try again

Malgré les mauvaises critiques que j’ai lues sur Tokyo Home, de Cyrielle et de Thierry Gloris, je l’ai quand même acheté et lu hier, simplement parce que ça fait pas mal de temps maintenant que je suis régulièrement le blog de Cyrielle et que j’aime beaucoup son style de dessin, surtout sa mise en couleurs.

Tokyo Home relate l’histoire de Julie Wallon, une jeune fille qui décide de quitter sa France natale un an avant sa majorité, après une énième dispute avec sa mère ; comme refuge, elle choisit la maison de son père qui vit au Japon, dans le quartier de Shibuya (apparemment selon l’adresse, mais au vu de la « situation » de la maison, j’en doute). Dans cette nouvelle ville, Julie compte bien repartir à zéro et aussi reconstruire une relation familiale avec son paternel.

L’idée est bonne, mais concrètement…. j’ai presque envie de dire que c’est raté, tellement certains événements manquent de crédibilité.
Déjà, Julie débarque au Japon en ne pipant pas un mot de japonais, ni même d’anglais. Mais toutefois, elle parvient quand même à se faire comprendre de deux gentils policiers qui l’aident à prendre son train et lui font même des signes avec leur mouchoir quand elle part en direction de Shibuya. Heuuu…. si ça avait été si facile, on le saurait. Je ne dis pas que les Japonais ne sont pas accueillants ni prêts à aider les gaijings, mais quand ceux-ci ne font aucun effort linguistique, le Japonais, aussi courtois soit-il, se sent un peu pris pour un con. Et n’a donc pas trop envie de faire des efforts pour un étranger qui lui, n’en fait pas.

Notre héroïne ne parlant pas un traître mot de japonais, il faut bien qu’elle rencontre un japonais francophone, histoire de l’aider à s’intégrer. Ça tombe bien, six heures à peine après avoir foulé le sol nippon, Julie rencontre dans le métro une japonaise obèse, catcheuse (arborant un costume hybridé entre Flash Gordon et Sailor Moon) et parlant français car…. ses parents sont des fans de Mireille Mathieu !
Sans compter le voyage planifié en deux semaines, etc.

Et ainsi de suite de ces situations qui se veulent drôles. Mais au final, la sauce ne prend pas. Les dessins de Cyrielle sont toujours aussi agréables à l’œil, mais le tout s’embourbe dans un mélange d’humour foireux et de clichés terribles.
L’auteur étant déjà allée au Japon, je me serais attendue à mieux. (sans parler de Julie qui maîtrise le japonais en…. deux mois ?)

Bref, je n’ai pas du tout été convaincue. Dommage.

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  1. Aie, moi aussi il me fait de l’oeil pour les mêmes raisons que toi (en plus c’est grâce à Cyrielle que j’ai découvert Kawagoe…). Du coup tu me refroidis bien même si j’ai encore envie de le prendre juste pour soutenir l’auteur.

  2. Au final, c’est ça : je l’ai pris pour soutenir l’auteur, que j’aime bien.
    La plus mauvaise critique, je l’ai eue sur le secteur MIXI d’un site nommé Parano, secteur où la plupart des gens sont allés au Japon ou y vivent encore.

  3. Je pense qu’il est possible d’apprendre une langue telle que le Japonais – apprendre à le parler, s’entend, pas à l’écrire – en deux mois. En comparant avec le Russe ou le Français, ou encore le Mandarin, c’est pas une langue TRES difficile. Surtout si on est immérgé dedans et qu’on n’a simplement pas d’autre choix que de la partiquer à longueur de journée.

    Ceci étant dit, c’est vrai que c’est dommage au niveau du manque de crédibilité… J’ai peur que le personnage de Julie serve d’exemple à des jeunes qui se veulent fans de Japon sans rien en connaître, et qu’ils prennent son aventure pour quelque chose de réalisable.

    J’en profite – tant qu’on est dans le sujet des histoires peu crédibles – pour te demander si tu veux bien me servir de « cobaye ». :) Je suis en train de travailler à une petite histoire dont j’aimerais faire une BD cet été, et j’aurais besoin d’un avis extérieur sur le principe et le synopsis, pour voir ce qui ne joue pas.

  4. Pour la langue parlée, je suis totalement d’accord ! mais ce qui me chatouille (et j’aurais dû préciser), c’est que le personnage semble aussi maîtriser les kanji ! ;)

    Des jeunes qui veulent partir au Japon sur un coup de tête, il y en a déjà eu malheureusement, comme ces deux filles qui sont parties sac au dos il y a quelques années, espérant rallier le Japon tout en se nourrissant de barres de céréales… ^^;
    Donc en effet, ce genre d’histoire ne va sans doute pas aider !

    Toujours partante pour faire le cobaye :D

  5. Je n’ai pas lu le bouquin mais j’y vais de mon petit commentaire :)
    Je pense que tout est tout à fait réalisable, j’ai vu quelques témoignages de PVTistes en partance pour le Japon qui n’avait aucune connaissance de la langue et qu’une connaissance très partielle de la culture japonaise, et pourtant, avec du travail et de l’humilité, ils ont passé une excellente année, ont appris assez de japonais pour se sentir à l’aise, trouver un emploi (au moins dans un organisme franco ou anglophone, etc…)
    Donc pourquoi pas? Des visas comme le PVT sont faits pour ça : l’aventure et la découverte!

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