Il serait temps de continuer, donc !
Souvenez-vous, nous sommes arrivés à Kyoto la veille. Comme cette ville historique se targue de posséder plus de 1500 temples, nous décidons de passer la journée avec une guide rien qu’à nous et francophone, pour une fois ! Elle nous retrouve donc tôt le matin à notre hôtel et, quand elle apprend que ça ne nous dérange pas de marcher, elle nous prépare un programme bien chargé !
Nous prenons le bus depuis la gare pour nous rendre au fameux Chemin des Philosophe, une longue promenade bordée de cerisiers qui attire toujours beaucoup de monde, quelque soit le temps. Ce chemin longe une rivière.
La guide nous montre une affiche parlant des différents kanji de feu ornant différents sommets et collines du Japon, allumés à certaines période de l’année pour guider les esprits des morts.
Comme d’habitude, on prend en photo le plan du quartier….
Notre guide de dos dans une des petites rues : il y a du monde, malgré le froid. On est passé d’un grand soleil matinal à de la neige en fin de journée !
Détail amusant : sur certains murs, les gens apposent des mini torii. Ce n’est pas décoratif, mais pour dissuader les gens d’uriner sur les murs (crainte de souiller un symbole sacré). Je me demande ce qu’il se passait si on mettait des croix chez nous :
Une fontaine « improvisée » avec un caillou et une feuille dans un petit sanctuaire :
Le sanctuaire en question, avec de la mousse partout :
Les pieds de Bouddha. Avant l’introduction de l’anthropomorphisme grec, on ne représentait pas les divinités sous forme de statues, elles étaient suggérées par leurs pieds :
Toujours le même sanctuaire, avec des dessins éphémères dans le gravier :
Retour sur le Chemin des Philosophes, avec les cerisiers en début de floraison ! (mais ils peinaient, avec le froid )
Le soleil pointe le bout de son nez un moment, alors notre guide, Michiko, sort son parapluie. Elle m’explique, après que je lui aie dit avoir vu les Chinoises aussi avec un parapluie au soleil, que l’origine de ce geste est japonaise, afin de préserver la blancheur de la peau et éviter les taches à vie :
Encore un autre sanctuaire, avec un beau cerisier :
C’est un des rares à avoir des souris comme divinités protectrices : j’adore les fleurs que les gens leur ont mis sur la tête !
Au Japon, il n’y a pas que des cerisiers, mais aussi des camélias !
Plusieurs divinités peuvent être présentes dans le même sanctuaire : ici, on a encore un singe et un corbeau :
Des tanukiiiii ! y en a un qui a un peu souffert, d’ailleurs :
Quartier riche. Ici, les maisons coûtent environ un million de francs suisses, en moyenne :
On y a même croisé des geiko ! ce sont des femmes qui ont fini leur formation de maiko, elles sont de plus en plus rare. Le terme « geisha » n’est pas spécialement employé, car plus générique de l’ensemble de la profession, d’après ce que j’ai compris.
Bref, je me fais prendre en photo avec des oeuvres d’art vivantes, sacré honneur d’après notre guide ! en fait, je voulais juste les photographier, mais ce sont elles qui m’ont proposé de venir…. @____@
On visite encore quelques temples puis la guide nous propose d’aller manger. Sur le chemin, je photographie ces vieilles voies désaffectées en envahies par la végétation, avec des gens en balade. J’aime bien cette image…
Plus tard, dans la journée, nous apercevons de l’animation aux abords des temples et sanctuaires. Malgré le temps maussade, c’est très vivant ! les allées marchandes sont également encombrées de locaux et de touristes. Le porte-monnaie a beaucoup souffert !
Des gens prient en sonnant une cloche au moyen de la corde pour attirer l’attention des esprits :
Les stands de nourriture viennent se jucher jusque dans les temples et sanctuaires. On ne le dira jamais assez : impossible de ne rien trouver à manger sur votre route au Japon. Les gens mangent partout, et à toute heure. Ou plutôt, ils achètent à manger partout, car il serait malvenu de vous asseoir n’importe où pour consommer votre bentô !
Nous arrivons en fin de journée. On va s’asseoir dans un restaurant d’okonomyaki afin de prendre un thé. Les tables sont des plaques chauffantes afin que chaque client puisse cuire son omelette. Certaines personnes mangeaient, ça sentait vraiment très bon !
Là, autour d’un thé, notre guide nous demande où se déroule la suite de notre voyage. Le soir même, elle nous faxera à l’hôtel toutes les correspondances de train afin de finir notre voyage sans soucis ! vraiment gentil ! (ses faxes nous ont sauvé la mise plus d’une fois)
Nous avons fini avec elle pour la journée. Elle nous montre où se situe le quartier de Gion puis nous mène près d’un grand centre commercial pour voir s’il y a des goodies d’animation intéressants et nous laisse là. Nous finissons Chris et moi par retourner dans le quartier traditionnel et faire un petit tour de nuit. Mais il commence à faire vraiment froid et la neige se manifeste !
Epuisés, nous décidons pour une fois de prendre un taxi pour rentrer… !





































