Il est des auteurs qui nous touchent de par leur style d’écriture, qui arrivent à susciter en vous des émotions diverses rien qu’avec leur utilisation des mots. Alexander McCall Smith fait partie de ceux-là en ce qui me concerne. J’ai découvert ce romancier avec la série des Ladie’s Detective Agency, histoire constituée de plusieurs volumes et dont la parution est toujours en cours, pour mon plus grand plaisir.
Nous suivons les tribulations de Precious Ramotswe, seule détective privée de Botswana (tout d’abord autoproclamée, mais bien des âmes en peine finissent par faire appel à ses services), qui enquête sur des affaires très diverses et par moments très loufoques aussi, il faut bien le dire. Ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve face à une jeune femme jalouse ayant donné son petit-copain en pâture à des crocodiles, qu’on se le dise !
J’adore cette série de romans et ce n’est pas peu dire. McCall Smith présente toujours ses personnages avec une multitude de détails sur leur vie présente ainsi que leur passé, ce qui à mes yeux les rends très réels, plausibles et attachants. L’auteur s’efforce toujours de nous présenter les réflexions des personnages, ainsi que leur vision de la vie, en utilisant de nombreux flash-back de la vie de ses protagonistes. Et, tout comme vous et moi (du moins je l’espère !), les personnages évoluent peu à peu dans leurs idées et conceptions de la vie au cours du récit (non madame, la vie n’est pas une chienne galeuse, ouvrez donc les yeux !).
La série des Ladie’s Detective Agency me dépayse toujours, car l’auteur, ayant vécu en Afrique, nous présente le quotidien de ses personnages en toute simplicité, avec des images très vivantes et colorées (et là je tiens à préciser que non, je ne suis jamais allée en Afrique, je ne connais de ce pays que les images télé, pauvre petite chose que je suis et que donc, par conséquent, je ne pense pas que la vie dans le trou du cul du monde est forcément idyllique. Ceci dit, nous pouvons continuer…).
Ouvrez l’œil, vous pourriez entendre les mugissements du troupeau, attraper un méchant coup de soleil ou encore vous retrouver avec du sable dans les yeux. A lire en hiver pour se réchauffer et en été pour voyager.
A déguster avec :
- une tasse de bush tea pour les amateurs (petit côté Ramotswe oblige)
- un quelconque excellent thé pour les autres
Par ailleurs, un film a été tourné sur la série (plusieurs je crois, même) :
Sur ce, je retourne me plonger dans un McCall Smith d’un autre genre : The Sunday Philosophy Club.
Un peu de procrastination supplémentaire ?
Ou une part de Giga Pudding ?












