Tales of Vesperia

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Ça fait bien longtemps que je n’ai pas donné mon avis sur un jeu vidéo et je pense du coup que Tales of Vesperia, sur XBox 360 mérite bien un petit article.

Ça fait plusieurs années que je connais la série des Tales of, mais je dois avouer n’y avoir joué que quelques heures en tout et pour tout, car je finissais souvent par les lâcher en cours de route (très souvent parce qu’un autre jeu qui m’intéressait plus sortait peu après). Mais je dois bien avouer que c’est un tort, parce que la saga est très riche. Même s’il paraît que Tales of Vesperia est quand même un cran au-dessus de ses prédecesseurs (faudra que je vérifie en reprenant mes anciens Tales of après avoir fini celui-ci).

Comme pas mal de possesseurs de 360 et d’amateurs de RPGs, je trouve que la console de Cro$oft manque cruellement de bons titres, des bombes comme Lost Odyssey mises à part, bien sûr. Globalement, c’est assez moyen par rapport à ce qu’on est en droit d’attendre d’une Next Gen. Comme le dit si bien Robert Patrick, si la Next Gen peut offrir des graphismes plus réalistes, cela ne veut pas forcément dire qu’ils sont plus beaux.
Et c’est là qu’à mon sens, Tales of Vesperia tape assez fort.

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Graphismes : on se croirait dans un film d’animation ; et là je parle du moteur in-game et pas des cinématiques (qui sont magnifiques, mais trop peu nombreuses pour servir de référence à mon sens). Les couleurs sont belles et les détails d’animation sont poussés ; les personnages sont le plus souvent en plein air et c’est un réel bonheur de voir le vent jouer dans leurs cheveux et vêtements. C’est un détail, mais qui m’a marquée.
De plus, les couleurs sont bien choisies, chatoyantes sans être criardes, car légèrement pastels, sans être fades. Le jeu de lumières y est pas mal pour quelque chose.

Gameplay : sans vouloir encenser le jeu, il possède un des meilleurs Gameplay que j’ai pu expérimenter à ce jour. Déjà parce que l’animation est fluide et que donc, le personnage vous obéit au doigt et à l’oeil lors des déplacements. En plus de 30 heures de jeu, je n’ai pu constater qu’un seul cas de lag, chose rare!
Les interactions avec le monde et les NPC sont très faciles (il m’est arrivé de me prendre des portes « scellées » en pleine poire dans Star Ocean 4, simplement parce que je n’avais pas assez de précision pour arrêter le personnage à la bonne distance de la porte… mais je suis peut-être aussi très quiche, à voir. Mais comme mon homme a eu le même problème, je doute que ce ne soit que moi…).

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Combats : une fois de plus, un modèle de fluidité, sans lag. De prime abord, je dois avouer que ce n’est pas évident de maîtriser toutes les subtilités des affrontements, je pense donc que c’est la raison pour laquelle elles sont introduites au fur et à mesure. Vous affrontez souvent les deux mêmes gardes stupides dans des combats servant de didacticiels. On vous apprend :
- à utiliser les coups spéciaux, comme dans tout Tales of. Il y a deux boutons d’attaque : un « standard » et un permettant de donner des coups basés sur la magie.
- à utiliser une sorte de jauge de rush, pendant laquelle votre personnage peut enchaîner très vite une série de coups puissants, sans temps d’attente entre chaque.
- à utiliser le Coup Fatal, occasion de faire une attaque mortelle sur un ennemi (ou très puissante si c’est un boss) avec un timing bien précis selon les actions alliées.
Toutes ces possibilités requièrent une certaine habitude des commandes, histoire de ne pas confondre les gâchettes :p
La stratégie de combat est modifiable en tout temps, par personnage et au cas par cas. On peut également élaborer ses propres stratégies et les nommer (facile pour retrouver une stratégie spéciale boss, etc). Les alliés étant contrôlés automatiquement, on peut leur donner accès aux Coups Fatals ou encore à la jauge de Rush, ou choisir de ne pas le faire. On peut également les orienter sur l’utilisation d’objets soignant les PV, ou les PM, ou encore les altérations d’état, etc. Pratique, parce que l’IA adore vider rapidement les jauges de MP des personnages. Du coup, on a besoin de beaucoup d’objets, à des prix souvent prohibitifs… il faut beaucoup d’argent dans ce jeu.
Surtout que les différentes compétences de combat s’apprennent via les armes et certaines protections, un peu comme dans FF IX. Donc, je le répète, ça coûte cher tout ça.

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Les personnages et le scénario : je ne vais pas en dire trop, pour ne pas faire de spoiler. Mais une chose : si au début, j’ai eu peur de me retrouver avec une équipe cliché et niaise au possible (la gentille princesse cruche, le héros dur mai au grand coeur, le sale gamin insupportable, le vieux souillard…), il n’en est finalement rien. Les personnages sont surprenants. Le jeu est d’ailleurs ponctué de nombreuses scènes de dialogues permettant de mieux cerner les personnages et leur histoire. Rien que le héros, Yuri, change des héros standards de RPG qu’on a vu un peu partout ces dernières années. Il a les cheveux longs, une voix grave et, même s’il a certains traits du héros, il réserve de sacrées surprises. De plus, les personnages forment un groupe, certes, mais chacun parce qu’ils y ont un intérêt propre et pas seulement le but de « sauver le monde des méchants ». On a donc un groupe hétéroclite formé pour des raisons tout aussi divergentes.
Concernant le scéanio, il est original, sans forcément casser trois pattes à un canard, parce qu’on retrouve bien sûr certains clichés. Mais les personnages font qu’on ne prête pas trop attention à ces clichés, de par leurs réactions.

En bref, je conseille ce jeu à tous les amateurs de RPG possédant une 360 (ou une PS3, qui devrait accueillir le titre tout bientôt). J’en suis à un peu plus de 30 heures de jeu et je suis encore à mon avis bien loin de la fin. ^^

Images : ici, ici, ici et .

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