Bon, c’est pas tout ça, mais voilà : j’encode (enfin) Live Through This de Hole sur mon iPhone, j’attrape une BD (Persepolis de Marjane Satrapi – en espérant que je ne la finisse pas ce soir) et un Mercedes Lackey pour l’avion, mes lunettes de soleil, mon maillot de tepu pour frimer sur la plage et quelques trucs archéologiques un petit peu plus sérieux (il faut bien donner le change) et je vous dis à dans une semaine.
Si Easy Jet ne nous a pas perdus quelque part entre la Suisse et l’Italie, bien entendu.
Naples et Pompéi, me voilà !
Ah tiens, le Vésuve pourrait entrer en éruption aussi… en fait, j’ai plein de prétextes pour ne pas revenir. (Et je rigole, bien entendu.) (Mais vous aviez compris je crois.)
Revoir Clueless me fait revenir direct à mon adolescence ; j’étais encore au CO que je regardais ce film en boucle, encore et encore, avec une copine avec qui on partageait les mêmes délires le mercredi après-midi, pendant le goûter.
Clueless
Tenez, cette photo par exemple… Cher (Alicia Silverstone), ses longs cheveux blonds et lisses, son stylo fantaisiste complètement foufou (j’avais le même en violet, une grande mode dans les années 90), son béret noir impeccablement vissé sur sa tête, sa chemise blanche immaculée au col parfaitement amidonné…
L’ado mal fagotée que j’étais alors avait commencé à faire des efforts vestimentaires en voyant ce film. Mon look se rapprochait de la « clueless » (Tai, interprétée par feu Brittany Murphy) que Cher et son acolyte Dione prennent en main.
Je me rappelle notamment de certains de mes anciens cardigans « college style » que j’avais acheté à cette époque-là.
Clueless, 1995. J’avais 13 ans la première fois que je l’ai vu en cassette vidéo. Et ça ne me rajeunit pas, tiens. Mais je m’étais prise une pure claque de style dans la gueule.
Point un : je suis courbaturée de partout suite à ma séance de TRX hier soir, au club de fitness. Le TRX, c’est quoi ? un entraînement imaginé par un des chefs des troupes spéciales de l’armée américaine, qui cherchait un moyen d’entraîner ses hommes même sans matériel (just in case, s’ils se retrouvaient au milieu de la cambrousse sans matériel de sport de pointe, so sad). Le mec a trouvé la solution, en combinant des sangles de parachute et une branche d’arbre, ce qui permet de s’entraîner en utilisant le poids de son propre corps, en suspension. Trop la classe, sauf que vous voyez, les muscles qui permettent de garder l’équilibre, ce sont les muscles profonds. Ceux qui ne travaillent jamais. Ceux dont vous ignoriez jusqu’à l’existence. Bref, j’ai mal. Mais je me tiens droite.
Point 2 : j’ai ENFIN de nouvelles lunettes, ce qui peut dire que je peux ENFIN lire un texte sans coller mon nez dessus. La myopie ne suffisait pas, elle a décidé de s’allier avec son pote l’astigmate. Je suis sûre que c’est Christophe qui me l’a envoyé.
Point 3 : Ça fait une semaine que je m’arrête devant la même vitrine pour regarder ça :
Ce serait du plus bel effet sur le tableau blanc magnétique que j’ai prévu de mettre dans ma cuisine. <3 (faudra juste commander ledit tableau, on vise le format Guernica, vous voyez…)
Mais c’est trop bieng !
On voit pas bien la description, je précise que ce sont des ardoises magnétiques.
Loin de moi l’idée de faire une thèse sur l’évolution du dessin animé (quoique), mais j’avoue que ce devant quoi nos têtes blondes se retrouvent aujourd’hui en allumant la TV me laisse perplexe… voire même un peu effrayée.
D’accord, j’ai 27 ans. Au vu de la vague de « jeunisme » qui traverse notre société, j’ai largement passé la date de péremption et atteint l’âge de l’adage : « de mon temps, c’était pas comme ça ma Bonne Dame ».
Les dessins animés et les émissions pour enfants, « de mon temps », ça donnait ça :
Maintenant, ça ressemble globalement plutôt à ça :
Voilà.
Je suis vieille, j’ai mal à la tête, je trouve ces dessins moches, criards, trop « réalistes » (tout en étant trop caricaturaux pour laisser la moindre place à l’imaginaire). Tout ça est très américain, de surcroit.
Je vous laisse. Le site de TFou m’a refilé un décollement de la cornée.
Ps : je sens que mes enfants seront nourris aux DVDs. Ou aux émissions pour enfants des chaînes anglaises.